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Après « être ou ne pas être ? », la plus grande question existentielle est probablement « le livre ou le film ? » Dans les deux cas, la réponse n’est pas simple… et elle dépend beaucoup de toi !

Qui n’a jamais entendu, à la sortie d’une salle de cinéma, la fameuse phrase « Le livre est bien meilleur » ? Peut-être l’as-tu déjà dite toi-même. L’idée n’était pas de te vanter d’avoir lu le livre à la personne à côté de toi. Tu le pensais vraiment… et ça s’explique.

Le livre, l’œuvre originelle

Le terme « adaptation cinématographique » le dit : le film est une a-dap-ta-tion du livre. Impossible, en effet, d’intégrer tous les détails d’un livre dans un film d’une heure et demie. D’une part, parce que l’écriture permet d’expliquer en profondeur la psychologie des personnages, les impressions, les non-dits, les sentiments, les lieux. D’autre part, parce que ces descriptions créent des images dans ta tête. À partir de ce que tu lis, tu t’imagines le physique des protagonistes et les lieux qu’ils fréquentent ; bref, tu te crées ton propre film et celui-ci est différent, unique, pour chaque lecteur.

Le cinéaste qui décide de réaliser un film à partir d’un livre utilise ses propres images mentales. C’est son interprétation personnelle du livre. C’est donc fort possible qu’elle ne ressemble pas en tout point à la tienne, voire pas du tout… D’ailleurs, les critiques que l’on entend le plus souvent sur les adaptations cinématographiques, c’est que le film n’est pas assez fidèle au livre et que des scènes importantes ont été enlevées ou ajoutées. Tout cela demeure très objectif et va en fonction de ce que le lecteur s’est imaginé lors de sa lecture…

Le scénario n’est pas un roman

Pour réaliser une adaptation cinématographique, un scénario est écrit à partir du livre. C’est là que tout se joue : le scénariste va carrément réécrire l’histoire pour la transposer en images. Toutes les descriptions seront enlevées, pour ne garder que des dialogues, en plus des indications scéniques. Des passages du livre seront supprimés, d’autres seront peut-être ajoutés ; le tout pour respecter les contraintes du cinéma… ou la vision du scénariste, qui demeure libre d’adapter le livre comme il l’entend.

Le scénario devient alors une (autre) œuvre en soi. Parfois, l’auteur du livre prend le chapeau de scénariste, mais pas toujours. Au Québec, par exemple, l’auteur Patrick Senécal a scénarisé seul 5150, rue des Ormes, alors que Biz a coscénarisé La chute de Sparte avec le réalisateur Tristan Dubois et que le scénario tiré du roman de Félix Leclerc, Pieds nus dans l’aube, a été coécrit par son fils Francis Leclerc et le conteur Fred Pellerin.

Après, il revient aux cinéphiles de se faire leur propre opinion. Les films tirés des romans Nos étoiles contraires de John Green, Le journal de Bridget Jones d’Helen Fielding, Love, Simon de Becky Albertalli et Le monde de Charlie de Stephen Chbosky ont reçu de bonnes critiques. Par contre, les adaptations cinématographiques du Da Vinci Code de Dan Brown, de la trilogie L’Épreuve de James Dasner et de L’écume des jours de Boris Vian n’ont pas « scoré fort » sur Rotten Tomatoes. Reste que, la plupart du temps, les avis sont mitigés, comme pour les célèbres sagas Twilight de Stephenie Meyer, Hunger Games de Suzanne Collins et Harry Potter de J.K. Rowling.

L’œuf ou la poule ?

Faut-il lire le livre ou écouter le film en premier ? Encore une fois, il n’y a pas de réponse unique. Certains préfèrent lire le livre avant pour ne pas avoir les images du film en tête lors de leur lecture. Pour d’autres, voir certains films en premier aide à mieux comprendre le livre ensuite.

Quoi qu’il en soit, le cinéma peut rendre de grands services à la littérature. Les adaptations cinématographiques peuvent redonner une deuxième vie au livre, comme le Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien, dont les ventes ont connu un regain de popularité après la trilogie de Peter Jackson. Elles peuvent également nous faire découvrir des classiques qu’on n’a pas envie de lire. La lecture de la tragédie Roméo et Juliette de William Shakespeare ou de la brique Ça de Stephen King peut en effet se révéler ardue, alors que leurs films restent très accessibles. Les adaptations peuvent aussi nous donner le goût de (re)lire le livre. On dit à ce sujet que les romans d’Agatha Christie qui ont été portés à l’écran, comme Le crime de l’Orient-Express, Dix petits nègres et Poirot joue le jeu, sont plus vendus que ses autres. Sans compter que la maison d’édition Marvel fait des affaires d’or avec les films basés sur ses superhéros, dont Spider-Man, X-Men, Iron Man, Hulk, Thor, Wolverine et Captain America.

Et toi, qu’en penses-tu ? Quelles adaptations cinématographiques as-tu aimées ? Lesquelles as-tu moins aimées ? Et pourquoi ?

Écrit par

Bibliothèque

6 avril 2020

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