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La poésie et le slam, David Goudreault connaît ça ! Lui qui a participé à de nombreuses compétitions de slam est le premier Québécois à avoir remporté la Coupe du monde de poésie, à Paris, en 2011. L’écrivain et poète est aussi régulièrement invité à slamer dans les médias. Il nous parle de sa passion.

 

Sa découverte de la poésie.

J’ai découvert la poésie à l’adolescence grâce à une prof et ç’a été une révélation ! Avant, j’avais plein de préjugés contre la poésie : je croyais qu’elle était forcément plate et super codifiée. Mais ce qui m’a amené à m’y intéresser et à l’aimer, c’est quand on m’a expliqué que c’est le genre littéraire le plus libre. La poésie n’oblige à rien : on n’est pas obligé de rimer, d’être engagé, d’être gentil, on n’est pas obligé de tout comprendre.

Il y a de la poésie super trash, il y a de la poésie gothique, érotique, humoristique… J’ai découvert qu’il y a tellement de façons différentes de faire de la poésie, qu’à partir du moment où tu t’y intéresses un peu, c’est sûr que tu vas tomber sur quelque chose qui va te faire tripper.

Puis, il y a l’économie de mots en poésie. Utiliser le moins de mots possible pour en dire le plus possible, ça crée une puissance poétique. Il y a donc une liberté et une intensité dans la poésie que l’on ne retrouve pas dans les autres genres littéraires, ce qui fait que, quand un ado accroche, il accroche vraiment fort, je pense.

 

À propos de son initiation au slam.

C’est par pur hasard ! Je participais à des soirées de poésie, d’impro et de freestyle. Un jour, on m’a invité à une compétition de slam, alors que je faisais de l’improvisation poétique à la base. Quand je suis arrivé là, j’ai découvert plein de slammeurs et de slammeuses. J’ai donc été initié au slam par exposition. D’en voir et d’en entendre, ça m’a donné le goût d’en faire.

En culture, je crois beaucoup à l’exposition. Parfois, c’est quand on arrive devant une performance ou une œuvre d’art qu’on réalise qu’on aime ça.

 

La différence entre le slam et la poésie.

Le slam est une façon de dire la poésie. Le slam, par définition, c’est dit, c’est de l’oralité, alors que la poésie peut seulement être écrite.

Mais l’idée reste la même, c’est-à-dire qu’avec un minimum de mots, on essaye d’en dire le plus possible. On se trouve dans une logique d’intensité, d’ajouter du sens à nos propos par la poésie. Donc, pour moi, ça va quand même ensemble. Que le texte se retrouve dans un recueil destiné à être publié ou qu’il soit destiné à être déclamé sur scène, dans les deux cas, ça reste de la poésie.

 

Sur son travail d’écriture.

Ma particularité comme écrivain, c’est que je suis polymorphe. Je m’intéresse à plein de choses différentes et de façons d’écrire différentes. J’ai l’impression que c’est l’intention, ce que je vais faire avec le texte, qui fait la différence. Le poème ne sera pas écrit de la même façon s’il est destiné à être lu ou à être entendu. Avec le slam, par exemple, je vais aller chercher des figures de style particulières, qui vont me permettre de faire résonner le texte autrement.

Puis, je n’écris pas de la même façon un poème pour moi-même, pour un ami, pour qu’il soit publié ou même chanté. Chaque façon d’écrire appelle une zone différente de ma sensibilité et de mon cerveau.

 

Son message aux jeunes qui aimeraient se lancer dans l’écriture de la poésie et du slam.

Il faut garder l’esprit ouvert, être curieux, découvrir plein de poètes et de mouvements littéraires différents pour arriver à construire son propre style. Puis, il faut s’affranchir de ses préjugés sur la poésie et sur la façon que doit être un poème, garder en tête que la poésie est absolument libre et que tout reste à inventer. L’idée, ce n’est pas de faire comme les autres, c’est de réinventer la poésie chacun à sa manière, chacun à son échelle.

Je rajouterais que les jeunes doivent se faire confiance, ne pas oublier qu’il y a beaucoup de grands poètes qui ont écrit leurs meilleurs poèmes à l’adolescence. On peut penser à Arthur Rimbaud, à Émile Nelligan ou à Anne Hébert. Il n’y a aucun cours de français ou de prof de littérature qui fera le travail à leur place. C’est à eux d’explorer et de réinventer et, pour ça, ils doivent se faire confiance.

 

La poésie qu’il recommande.

Fourrer le feu, de Marjolaine Beauchamp

De rivières, de Vanessa Bell

Le quotidien du poète, de Patrice Desbiens

Ils ne demandaient qu’à brûler, de Gérald Godin

Une sorte de lumière spéciale, de Maude Veilleux

 

Pour lire la poésie de David Goudreault.

 

 

Écrit par

Bibliothèque_Animation

29 octobre 2019

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